Villenave-d'Ornon s'étire au sud de la métropole bordelaise, entre la Garonne et les premiers vignobles des Graves. Le tissu ornonnais mélange les échoppes traditionnelles du Pont de la Maye, les pavillons des années 70 de Sallegourde et de Courréjean, et les lotissements récents qui poussent vite du côté de Chambéry et du Bocage. Cette diversité de bâti explique que les combles rencontrés à Villenave-d'Ornon soient rarement isolés de la même façon d'une rue à l'autre. Notre travail commence toujours par monter voir ce qui existe réellement sous la toiture avant de proposer quoi que ce soit aux propriétaires ornonnais.
Sur les pavillons ornonnais construits avant les premières réglementations thermiques, on retrouve souvent une fine couche de laine tassée, parfois humide, qui ne joue plus son rôle. La chaleur file par le plafond en hiver et le logement devient une fournaise l'été. Le soufflage de ouate de cellulose règle ces deux problèmes d'un coup : on projette 35 à 40 cm de flocons sur le plancher des combles perdus, sans rien casser, en trois à quatre heures. À Villenave-d'Ornon, le retour sur investissement se mesure dès le premier hiver sur la facture de chauffage, surtout sur les grandes surfaces de plancher des maisons de Sallegourde.
Les maisons plus récentes des lotissements de Chambéry ne sont pas épargnées. Quand l'épaisseur d'isolant posée à la construction est juste au minimum réglementaire de l'époque, un renfort par soufflage fait vite passer le comble à R égal à 7. Pour les échoppes anciennes du Pont de la Maye dont les combles ont été transformés en chambres, on travaille sous rampants : pose d'un isolant semi-rigide entre et sous chevrons, avec pare-vapeur continu et lame d'air ventilée côté couverture. Chaque configuration ornonnaise a sa réponse, et nous la calons sur la charpente réelle.
Le climat océanique aquitain impose de penser autant au confort d'été qu'au chauffage. Les canicules récentes ont montré combien un comble mal isolé transforme les chambres à l'étage en pièces invivables la nuit. La ouate de cellulose, dense et déphasante, retarde l'entrée de la chaleur de plusieurs heures : c'est ce qui change tout pour un ménage ornonnais en juillet. Nous veillons aussi à ne jamais boucher les entrées d'air et à conserver une ventilation saine des combles. Nous intervenons sur tout Villenave-d'Ornon : Sallegourde, Chambéry, le Bocage, Courréjean et le secteur du Pont de la Maye.